Où sont passés les arbres ? 

La mise à blanc d’une parcelle forestière, c’est impressionnant ! Les forestiers y ont parfois recours lorsqu’elle est arrivée en fin de cycle ou que les arbres sont trop fragilisés (maladie, sécheresse, ravageurs,…). 

En Wallonie, les mises à blanc sont autorisées dans des limites strictes par le Code forestier (maximum 5 hectares en résineux et 3 hectares en feuillus). Elles constituent, dans certains types de sylviculture, la dernière étape d’un cycle forestier initié des dizaines d’années, voir des générations, auparavant. 

Des mises à blanc peuvent également intervenir à la suite de problèmes sanitaires majeurs, comme l’épidémie de scolytes qui a touché les épicéas à partir de 2018. 

Cette mise en lumière temporaire peut susciter de l’émotion. Elle peut cependant aussi profiter à de nombreuses espèces animales et végétales qui apprécient les milieux ouverts et ensoleillés.


verwen jezelf

Bientôt de retour !

Cette étape n’est jamais la fin de la forêt : les forestiers veillent à replanter ou à accompagner les jeunes arbres qui reviennent naturellement. 

Toute mise à blanc doit obligatoirement être suivie d’une régénération forestière, que ce soit par plantation ou par régénération naturelle. 

Aujourd’hui, la gestion forestière évolue et les mises à blanc deviennent moins fréquentes. Elles n’en restent pas moins une étape normale dans certains peuplements existants, notamment ceux issus de pratiques anciennes ou fortement touchés par des aléas climatiques ou sanitaires. 

Les forestiers travaillent toujours dans le temps long : ils héritent de peuplements façonnés par leurs prédécesseurs et préparent ceux des générations suivantes. Dans la plupart des cas, ils ne récolteront d’ailleurs jamais les arbres qu’ils ont eux-mêmes contribué à régénérer.


verwen jezelf

Quand parler de déforestation ?

Quand une forêt (et ses habitants) disparaît totalement. Ici, c’est l’inverse : les forestiers veillent toujours au renouvellement de la forêt. 

Face à une mise à blanc, le terme de « déforestation » est parfois utilisé, à tort. En Wallonie, la déforestation n’existe pas : une forêt définie comme telle au plan de secteur reste une forêt, même après une coupe importante. Le propriétaire a l’obligation légale de la régénérer. 

Au contraire, on parle de déforestation lorsque la forêt est supprimée de manière définitive pour laisser place à d’autres usages, comme l’agriculture (élevage, cultures telles que le soja ou l’huile de palme), l’urbanisation ou les infrastructures. Ces changements entraînent une perte massive de biodiversité et contribuent aux changements climatiques.


verwen jezelf